Gado-gado végane : délicieuse salade indonésienne à la cacahuète

Le gado-gado est une spécialité indonésienne, originaire de la région de Jakarta sur l’île de Java. Il a été érigé au rang de plat national par le ministère du tourisme… parce qu’il le vaut bien !

Il s’agit d’une salade dégustée tiède, pleine de légumes, avec une sauce cacahuète à tomber par terre !

Je dis “salade”, mais n’imagine pas deux petites feuilles de salades et une demi tomate. Dis-toi que c’est un plat assez riche, bien roboratif. C’est considéré, à raison, comme un repas complet.

Et tu peux en manger à toute heure de la journée, même au p’tit déj’. Tu n’auras plus faim avant un moment !

Au final, c’est une recette facile à préparer, vraiment trop bonne et ultra réconfortante. En plus, la recette n’est pas figée, tu peux y mettre ton train de sel (ou de piment).

Je ne sais pas toi, mais moi, c’est tout ce que j’aime.

Dr’ailleurs j’avais déjà publié la recette en 2010. Mais tu as droit à une version enrichie de mon article, avec une version de la sauce encore plus canon.

Allez, adopte le gado-gado. Je suis sûre que tu vas devenir aussi accro que moi !

L’Histoire du gado-gado

J’aime traduire gado-gado par “méli-mélo”. Ça lui va comme un gant. Mais l’origine de ce mot raconte en fait une partie de l’Histoire de l’Indonésie.

Ça te dit un plongeon dans le passé, pour connaître les origines du gado-gado ?

Un peu de contexte : avant le XXe siècle, l’Indonésie ne s’appelle pas Indonésie. Ce n’est d’ailleurs pas un pays. Il s’agit alors d’un immense archipel avec des peuples distincts, qui ont des langues, des cultures et des religions variées.

L’histoire du gado-gado commencerait au XVIIe siècle.

Jakarta à l’époque du royaume de Mataram

Sur l’île de Java, c’est l’apogée du deuxième royaume de Mataram avec le Sultan Agung. Ce dernier va mener son royaume jusqu’à son extension maximale. Alors que sa mort signera le déclin du royaume.

C’est aussi l’époque de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (ou VOC). En d’autres termes, les colons néerlandais, venus piller l’archipel.

L’action qui nous intéresse se situe à l’actuelle Jakarta. Ce lieu s’est d’abord appelé Jayakarta, un nom qui évoque la victoire en sanskrit. En effet, il lui est donné après qu’un prince du Royaume de Banten en ait chassé les portugais, alors installés pour leur commerce d’épices. Ensuite, environ un siècle plus tard, Jayakarta est rebaptisée Batavia par les hollandais, qui en font leur siège.

Le moment qui nous intéresse se situe autour de 1630. Le sultan agung, qui a la réputation d’être inarrêtable dans ses conquêtes, tente d’assiéger Batavia, alors aux mains de la VOC.

Il s’y reprend à deux fois, mais c’est un échec. Les hollandais ayant détruit les réserves de nourritures autour de Batavia, afin d’affamer les troupes du Royaume de Mataram. Et ça marche, il ne reste alors plus grand chose à manger et surtout, plus de riz.

Un plat sans riz

C’est dans ce bourbier entre conquêtes sanglantes et colonisation impitoyable que serait né le gado-gado. C’est une histoire fun, comme tu le vois.

Puisque pour survivre, certains soldats du royaume se seraient mis à consommer les végétaux locaux crus, en les recouvrant de sauce cacahuète.

D’ailleurs, si tu veux tout savoir, l’arrivée des cacahuètes à Java est estimée entre le XVIe et le XVIIe siècle. Des commerçants espagnols, chinois ou portugais les auraient ramenées d’Amérique du sud.

Bon, mais alors cette sauce cacahuète utilisé par les soldats, elle sort d’où ? Eh bien elle vient du pecel, un autre plat local déjà très populaire à l’époque. Il s’agit de légumes bouillis, servis avec leur sauce cacahuète.

Mais le pecel n’est pas un plat complet. Il se mange avec du riz, comme la majorité des plats indonésiens. Or là, il est mangé sans riz.

D’où le terme gado qui, en javanais, désigne l’action de ne manger que l’accompagnement, sans le riz. Et voilà comment le gado-gado serait né (si tu lis l’indonésien, rendez-vous sur la page Wikipedia).

Avec le temps, la recette de la sauce cacahuète a évolué. Et puis, en plus des légumes locaux crus, se sont ajoutés des légumes cuits et différentes sources de protéines. Et voilà, le gado-gado est devenu un plat ultra complet et très apprécié. Bingo !

Gado gado indonésien mélangé

Comprendre l’essence du gado-gado

Le gado-gado est un plat populaire. En Indonésie, il peut se préparer à la maison, mais il est majoritairement acheté dans des warungs makan ou à des vendeurs ambulants. Il est vendu avec la sauce et la garniture déjà mélangés et se déguste à toute heure.

S’il est originaire de Java, il est apprécié à travers tout l’archipel indonésien. D’ailleurs, il en existe autant de variétés que de kampung (village).

Déguster un gado-gado, c’est toujours un peu une surprise : tu ne sais jamais exactement ce qu’il y aura dedans. Et pour moi, ça fait partie du plaisir !

La composition du gado-gado

Quoi qu’il en soit, tu peux résumer sa composition comme ça :

  • des légumes croquants et féculents, blanchis à l’eau ou cuits à la vapeur,
  • des crudités,
  • des protéines végétales frites,
  • une sauce cacahuète pimentée et bien parfumée,
  • des krupuks.

Les krupuks, chips indonésiennes

Le gado-gado est généralement servi avec des krupuks. Ce sont des sortes de chips indonésiennes. Il existe des dizaines de types de krupuks, à base d’ingrédients différents, avec toute sorte de couleurs, de formes et de textures. C’est super bon !

Les krupuks du gado-gado souvent sont à base de tapioca. Ils sont de couleur blanche ou rose. Malheureusement, ces krupuks roses ne sont pas végane, puisqu’elles sont généralement colorées avec de l’acide carminique… C’est à dire de la poudre d’insecte ou, plus précisément, de la cochenille écrasée.

Je vis en France métropolitaine où les krupuks sont extrêmement rares. Cette réalité, couplée au fait que de nombreux krupuks ne sont pas véganes, fait que je n’ai malheureusement pas accès à des krupuks pour mon gado-gado.

Mais si tu peux mettre la main sur des krupuks, fonce ! Tu verras, ça ajoute un côté croquant, super agréable.

Les autres ingrédients habituels du gado-gado

  • Pour les végétaux, je te donne plein d’idées, plus bas.
  • Dans la version originale, il y a généralement des œufs durs, mais avec du tempeh et du tofu, tu t’en passes très bien.
  • Le gado-gado est aussi parfois servi avec du lontong. Il s’agit d’un délicieux “gâteau” de riz.
    Pour faire du lontong, le riz est compacté dans des feuilles de bananier, dans lesquelles il est bouilli. Ça donne un rouleau compact, qui est alors découpé en tranches, pour la dégustation. Ça se marie parfaitement avec le gado-gado.
  • Finalement, les oignons frits, très populaires en Indonésie, sont souvent la dernière petite touche sur un gado-gado. N’hésite pas à en ajouter, pour plus de gourmandise !
Gado gado vegan

Quelles garnitures pour un gado-gado vegan ?

J’ai remarqué avec amusement que le gado-gado ne contient généralement que des ingrédients blancs, jaunes-orangés ou verts.

Alors, mon conseil : respecte son code couleur (ou pas) et tu te régaleras !

Les légumes

Utilise les végétaux de saison que tu as à ta disposition. Tu peux compter environ 150 g par personne.

Propose certains légumes crus et d’autres cuits, quelques minutes à l’eau ou à la vapeur.

Finalement, découpe-les finement et garde-les légèrement croquants.

Voici de quoi t’inspirer :

  • épinard
  • haricot vert
  • pomme de terre
  • concombre
  • salade
  • germe de soja (haricot mungo)
  • chou (blanc, chinois, kale, brocoli…)
  • fruit du jacquier
  • maïs
  • carotte
  • chayotte

En Indonésie, les pommes de terre, la salade, les haricots verts ou encore les germes de soja sont des grands classiques. On trouve aussi souvent des légumes locaux comme le kangkung (liseron d’eau ou épinard d’eau) ou le peria (margose ou melon amère). Dans tous les cas, il y a un max de légumes.

Les protéines végétales

Souvent, le gado-gado est servi avec du tofu frit ET du tempeh frit. Et j’avoue, c’est le top !

Les saveurs umami du tempeh frit, mélangé au reste, la texture du tofu… mmh, c’est du plaisir pur.

Mais bon, si tu n’as pas le choix, vraiment, si tu insistes… au besoin, tu peux ne mettre que l’un ou l’autre.

Au fait, si tu veux en savoir plus sur ces deux aliments, j’ai ce qu’il te faut. Je te propose deux articles super complets, pour faire le tour de la question : Tout savoir sur le tofu + Qu’est-ce que le tempeh.

Ou bien, tente des variantes avec d’autres protéines végétales. Tu t’éloignes de la recette, mais selon tes envies, teste avec du seitan, des protéines de soja texturées ou encore des pois chiches. Vois si ça te plaît !

La sauce du gado gado

Les secrets pour réussir ta sauce cacahuète

Retiens que la sauce a un goût puissant de cacahuète, relevé par du piment et de l’ail. C’est très parfumé, avec des touches douces et sucrées et souvent une pointe acidulée.

L’importance des cacahuètes

Pour commencer, si tu veux réussir ta sauce, il te faut de bonnes cacahuètes, bien grillées. Et, pour un résultat encore plus authentique, tu peux carrément faire frire tes cacahuètes dans de l’huile.

Mixe tes cacahuètes dans un robot. Ou opte pour la version traditionnelle, en les écrasant à l’aide d’un pilon et d’un mortier.

En général, la texture recherchée est plutôt lisse et homogène. Mais tu peux mixer un peu moins tes cacahuètes, si tu préfères garder des morceaux.

Les autres ingrédients

  • La plupart du temps, le gado-gado est sucré avec du sucre de palme (gula jawa), très courant en Indonésie. Ce sucre a une texture fondante et des arômes de caramel, doux et torréfié. Il est vraiment parfait pour cette recette.
    À défaut, tu peux utiliser le sucre de ton choix. Toutefois, je te conseille de privilégier un sucre brun, bien parfumé. Par exemple, ça peut être du sucre de canne complet ou du sucre de coco.
  • J’utilise de la sauce soja dans la recette. Cet ingrédient te permet de saler, tout en apportant une touche d’umami.
    En théorie, tu peux remplacer la sauce soja par du sel. Mais je vais être honnête : ce serait dommage. D’autant qu’en Indonésie, du terasi (de la pâte de crevette) est très souvent inclus dans la recette. Et la particularité du terasi, c’est d’être très umami. Alors, puisqu’on n’utilise pas cet ingrédient dans notre version végane, autant garder un max d’umami, avec la sauce soja.
    Au fait ► découvre mon super article, pour tout savoir sur la saveur umami. C’est une notion hyper importante en cuisine.

Finalement, l’important c’est que tu trouves un bon équilibre entre les différentes saveurs. N’hésite pas à goûter et à ajuster l’assaisonnement, en fonction de tes goûts personnels !

Gado gado végane

Des variantes pour ta sauce cacahuète

Chaque région d’Indonésie a une manière particulière de préparer le gado-gado. Il y a donc une grande liberté dans les saveurs utilisées.

Alternative sans lait de coco

Souvent, la sauce cacahuète du gado-gado est préparée avec du lait de coco.

Mais le gado-gado Betawi, le gado-gado “originel”, celui qui vient de la région de Jakarta, se prépare sans lait de coco. Eh oui !

Voilà comment tu peux le préparer, pour changer :

  • 250 g d’arachides grillées
  • 5 c. à soupe d’eau
  • 2 c. à soupe de sauce soja
  • 3 c. à soupe de sucre
  • 3 gousses d’ail
  • 2 piments rouges frais (ou plus)
  • le jus de 2 citrons verts
  • Sel au goût

Mixe tous les ingrédients. Ajuste la quantité de sel. Ajoute un peu d’eau au besoin. Verse le tout sur tes légumes. Et fais-toi plaisir !

Mes idées pour personnaliser ta sauce

  • J’utilise de la sauce soja salée dans ma recette. Mais je t’encourage à tester aussi le kecap manis, la sauce soja sucrée indonésienne.
  • Tu peux remplacer le citron vert par un autre agrume. Ou tu peux l’omettre, tout simplement. Pas de panique, ta sauce restera très bonne.
  • Tu aimes le galanga ou de tamarin ? Pour jouer avec les saveurs, tu peux en ajouter. Tu es fan de gingembre ? En réalité, il fait rarement partie des ingrédients. Mais c’est vrai qu’il se marie bien avec cette sauce.
  • Adapte la quantité de piment à tes goûts. Si, comme moi, tu es fan de piquant, tu peux en mettre beaucoup plus. Et si tu es sensible au piment, remplace-le par du poivre, à défaut. Tu dois quand même retrouver une pointe un peu forte dans ta sauce.
  • Tu peux remplacer une partie des cacahuètes par des noix de cajou, ça se fait. Au fait, si tu n’as pas le matériel pour écraser les cacahuètes, tu peux opter pour du beurre de cacahuète. Le résultat peut être un peu moins gourmand, mais c’est super rapide. Et s’il est bien savoureux, ça fera l’affaire.

Que faire avec des restes de sauce cacahuète ?

Il te reste de la sauce après avoir terminé ton plat de gado-gado ? C’est une chance, cette sauce est divine !

Garde-la au réfrigérateur dans un contenant fermé. Au moment de l’utiliser, tu peux ajouter du liquide, si la texture s’est épaissie.

Voilà quelques idées pour la recycler avec brio :

  • utilise-la dans des nouilles sautées aux légumes, en la mélangeant au dernier moment.
  • incorpore-la à des sandwichs. Elle apportera une touche étonnante à tes burgers.
  • sers-la avec des bâtonnets de légumes, à l’apéritif, ça va faire fureur !
  • trempe tes brochettes de légumes ou de tofu dedans.
  • propose-la avec des rouleaux de printemps, elle va donner du peps.
  • ajoute-la à une sauce curry ou verse-en un petit peu, pour booster une sauce tomate.

Au contraire, tu as des restes de légumes dans ton frigo ? Pense à les transformer en gado-gado, en ajoutant la sauce, pour les sublimer !

Melle Pigut et son école de cuisine

Raconte ton expérience en commentaire : as-tu déjà goûté du gado-gado ? Quelle garniture veux-tu tester ?

Est-ce que, comme moi, tu ne peux pas résister à la cacahuète mélangée au piment ?

Gado gado indonésien

Gado-gado végane : la meilleure recette

Délicieuse recette de salade indonésienne à la sauce cacahuète
Temps de préparation 30 min
Temps de cuisson 30 min
Temps total 1 h
Type de plat Salade
Portions 4 personnes

Ingrédients
  

Sauce cacahuète

  • 150 g d’arachides crues ou déjà grillées
  • 150 g de lait de coco
  • 2 c. à soupe de sauce soja salée
  • 1 citron vert pour le jus
  • 2 c. à soupe de sucre brun, de préférence
  • 2 gousses d’ail
  • 2 piments oiseau frais petits piments rouges
  • Sel au goût

Garniture

  • 250 g de haricots verts
  • 250 g de pommes de terre
  • Concombre, germes de soja et/ou salade à volonté
  • 200 g de tofu ferme
  • 100 g de tempeh

Instructions
 

Prépare la sauce

  • Dépose les cacahuètes sur une plaque de four et fais-les griller à 180°C, pendant environ 10 minutes. Elles doivent être bien colorées, mais surveille qu'elles ne brûlent pas.
  • Laisse les cacahuètes refroidir sur la plaque.
  • Dans un robot, mixe ensemble tous les ingrédients de la sauce, jusqu'à obtenir une texture bien homogène ou légèrement granuleuse (selon tes goûts).
  • Goûte la sauce et ajuste la quantité de sel, au besoin. Réserve.

Prépare les légumes

  • Épluche les pommes de terre, coupe les en cubes. Équeute les haricots et coupe-les en deux.
  • Dans une casserole, porte environ 2 litres d'eau salée à ébullition.
  • Plonge les haricots verts dans l'eau bouillante, pendant 5 à 10 minutes.
  • Retire-les à l'aide d'une écumoire, lorsqu'ils sont cuits, mais encore légèrement croquants.
  • Déposer-les dans une passoire, passe-les sous l'eau froid et laisse-les refroidir dans la passoire. Réserve.
  • Fais à nouveau bouillir l'eau et plonges-y les pommes-de terre, pendant environ 10 minutes.
  • Retire-les à l'aide d'une écumoire, lorsqu'elles sont cuites, tu peux y planter une fourchette, mais encore légèrement fermes. Laisse-les refroidir dans une passoire.
  • Déposer-les dans une passoire, passe-les sous l'eau froid et laisse-les refroidir dans la passoire. Réserve.
  • Prépare les crudités : les feuilles de salade et/ou les germes de soja et les tranches de concombre.

Prépare les protéines végétales

  • Découpe des cubes ou des triangles de tofu et/ou de tempeh.
  • Dans une poêle bien chaude, ajoute un peu d'huile végétale et fais-revenir le tofu et le tempeh, jusqu'à ce qu'ils grillent. Tu peux aussi ajouter un assaisonnement en t'inspirant de mon article sur le tofu sauté.
  • Retourne les morceaux à l'aide d'une spatule. Arrête la cuisson lorsque tous les morceaux sont bien colorés.

Prépare le gado-gado

  • Dans une assiette, dépose une portion de chaque légume, ainsi que des morceaux de tofu et de tempeh.
  • Ajoute la sauce par-dessus et déguste immédiatement.

Notes

  • Décore ton plat et apporte du croquant, en ajoutant des brisures de cacahuètes par-dessus et/ou des oignons frits.
 
  • Varie les légumes, pour te faire plaisir. Tu peux les cuire à la vapeur, ou comme tu le souhaites. L’important est qu’ils restent croquants.
 
  • Le gado-gado est un plat qui se mange fraîchement préparé. Tu peux préparer les légumes à l’avance. Mais ne mélange la garniture et la sauce qu’au dernier moment.
 
  • Pour plus d’astuces et d’explications passionnantes sur la recette, retourne lire mes conseils plus haut dans l’article.
Mots clés cacahuète, indonésie, végane, végétarien

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Crédit photo : Melle Pigut, Canva

1 réflexion sur “Gado-gado végane : délicieuse salade indonésienne à la cacahuète”

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